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Camp de Choucha, les damnés de la crise libyenne

Suite à la crise libyenne de 2011, ce sont des centaines de milliers de personnes, Tunisiens, Libyens mais aussi un grande nombre de ressortissants d’Afrique subsaharienne qui fuient le pays et transitent notamment par le camp de Choucha, ouvert en urgence en février 2011 par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) pour faire face à l’afflux de réfugiés de 22 nationalités différentes dans cette région du Sud tunisien. La plupart des réfugiés sont rapatriés chez eux, tandis que les quelques milliers qui ne peuvent le faire et qui sont arrivés dans le camp cette année-là ont alors la possibilité de déposer une demande d’asile auprès des Nations Unies. Une majorité d’entre eux se sont vus octroyer le statut de réfugié et l’UNHCR s’est occupé de la réinstallation d’une -petite- partie de réfugiés dans des pays tiers, dont la Suède, l’Allemagne, les Etats-Unis ou encore le Canada. Estimant sa mission terminée, l’organisation décide en juin 2013 de fermer définitivement le camp de Choucha, abandonnant derrière elle près de 300 personnes privés de toutes ressources. Au fil du temps, le camp de Choucha s’est imposé comme le symbole d’une politique de dissuasion et d’exclusion  qui condamne à l’invisibilité les oubliés d’une vague migratoire dans laquelle l’Europe a joué sa part. Un symbole désormais sous la menace imminente d’une évacuation par les autorités tunisiennes.

Réalisation : Adeline Bailleul & Tarek Bouraque

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